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Retour sur la table ronde avec François Hollande et l’association Le Colibri

Marc-Antoine - 20/01/2026

Retour sur la table ronde avec François Hollande et l’association Le Colibri

Ce lundi 12 janvier 2026, l’association Le Colibri a eu l’honneur d’accueillir à Renescure (Nord) François Hollande, ancien Président de la République et fondateur de La France s’engage, pour une immersion au cœur des lieux de vie qui accueillent des jeunes confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

À ses côtés, les responsables de l’association, les élus du département, des partenaires privés et le maire de Renescure ont échangé de manière ouverte et concrète autour des enjeux de la protection de l’enfance. Cette visite constitue un moment fort pour mettre en lumière des solutions locales face à des problématiques nationales.

Félicitations chaleureuses à Jérôme Aucordier et à toute l’équipe du Colibri pour leur engagement exemplaire !

1/ L’enfant d’abord : tenir parole pour restaurer la confiance

Dans un contexte où les enfants suivis par l’ASE vivent souvent des parcours marqués par l’instabilité, la parole donnée par l’adulte est essentielle. Lors de la visite, chacun a souligné combien la cohérence, la stabilité et la continuité des engagements entre éducateurs, familles et institutions sont fondamentales pour que ces jeunes puissent retrouver confiance et repères.

Pourquoi cela importe ?

Le contexte de la protection de l’enfance en France est difficile : fin 2024, plus de 405 500 mesures d’aide sociale à l’enfance étaient en cours sur le territoire, en hausse de 1,6 % par rapport à l’année précédente, avec plus de 55 % de ces mesures impliquant un accueil hors du milieu familial.

Dans le département du Nord, l’augmentation constante du nombre d’enfants confiés place les services départementaux sous tension, rappelant l’importance d’un accompagnement fiable et humain pour chaque enfant.

Ce constat pose une évidence : pour qu’un enfant puisse s’en sortir, il doit pouvoir compter sur la parole et l’engagement de l’adulte qui l’accompagne — qu’il s’agisse d’un éducateur, d’un bénévole ou d’un élu.

2/ Sortir du cloisonnement : services publics, associations et collectivités unis pour agir

Un message fort de cette visite fut l’importance de travailler ensemble, sans cloisonner les actions. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre :

  • les services de l’État (justice, santé, protection de l’enfance),
  • les conseils départementaux (qui portent la compétence ASE),
  • les associations de terrain comme Le Colibri,
  • les collectivités locales.

Pourquoi c’est crucial ?

Un rapport national récent met en lumière le défi majeur que représentent aujourd’hui la coordination et les moyens des services de protection de l’enfance : entre manque de personnels spécialisés et surcharge des dispositifs, l’ensemble des acteurs appelle à une action plus structurée et concertée.

Dans le Nord, des instances comme l’Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance (ODPE) s’efforcent justement de favoriser cette coopération pour mieux articuler les interventions locales et départementales.

3/ Le scoutisme : une boussole pour ces jeunes

L’un des éléments les plus inspirants de la visite fut la mise en avant de la méthode scoute, portée par l’association Le Colibri.

Le scoutisme n’est pas simplement une activité ludique : il offre un cadre structurant basé sur la responsabilité, l’entraide, la solidarité et la découverte de soi. Pour des enfants et des adolescents fragilisés par des parcours difficiles, ces repères constituent une boussole précieuse, leur permettant de se reconstruire, de se dépasser et de se projeter vers l’avenir.

Cette approche éducative montre que la protection de l’enfance n’est pas seulement une réponse administrative, mais aussi une aventure humaine.

4/ Le rôle primordial des partenaires privés

Enfin, la visite a mis en lumière le rôle essentiel que jouent les partenaires privés — qu’il s’agisse de mécènes, d’entreprises ou de fondations — pour soutenir des projets innovants et pérennes comme ceux de Colibri.

Alors que les services publics sont sous tension, le soutien financier, logistique et humain du secteur privé peut faire la différence : cofinancements, mise à disposition d’espaces, accompagnement professionnel, formations, etc. Ces partenariats permettent d’amplifier l’impact des modèles qui fonctionnent localement, tout en renforçant les liens entre le monde économique et les enjeux sociaux.

Chez Noiret Patrimoine, nous pensons que la finance éthique et solidaire a un rôle à jouer pour soutenir ces initiatives riches de sens — un terrain où investissement et impact social s’unissent pour changer des vies.

Conclusion : une vision partagée pour l’enfance

La visite de François Hollande à Colibri était bien plus qu’un événement symbolique : elle a réuni expériences de terrain, défis institutionnels et engagement citoyen pour proposer une vision commune autour de la protection de l’enfance.

Elle rappelle que chaque enfant mérite une parole tenue, une coordination efficace des acteurs, des repères puissants et des soutiens robustes qu’ils soient publics ou privés.

Et au cœur de cette dynamique : des associations comme Le Colibri, des équipes dévouées — comme celle de Jérôme Aucordier — et des partenaires prêts à innover qui font la preuve que faire autrement est possible.

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